Vous faire un long discours sur Kenneth Bager,
oui, j‘aimerais bien.
Seulement voilà,
je ne connais pas grand-chose du bonhomme.
Pour vous faire une présentation un peu plus poussée,
j’ai pourtant passé de longs moments sur cet engin équipé d’un écran
et qui, on ne sait pas par quel miracle,
vous trouve absolument tout sur tout,
comme à la Samaritaine…
Sauf quelques infos sur le Bager.
Mais, tout de même, je peux vous dire que l’homme est suédois,
qu’il a débuté sa carrière comme DJ, puis est passé à la composition.
Et quelles compositions.
Cet Album, "Fragments From A Space Cadet", c’est un vrai bonheur.
Musique électro mariée à de l’accordéon,
du violon joué par Monsieur Jean-Luc Ponty,
enrobée de merveilleux chants de Julee Cruise ou Camilla Munck,
voire accompagnée d'une guitare façon Ry Cooder interprétant la BO de Paris, Texas…
Bref, l’exemple type d’une œuvre hyper originale.
Kenneth Bager nous entraine dans son univers.
Et cet univers est tellement étonnant que,
à chaque fois que j’écoute cet album,
je retrouve cette sensation d’enfant
qui vient d’apercevoir le jouet magnifique dont il rêve,
exposé dans la vitrine du grand magasin.
Evoquer le nom de David A. Stewart, en règle générale,
laisse l‘interlocuteur perplexe.
Mieux vaut évoquer le nom d’Eurythmics ou de sa muse de l‘époque,
Annie Lennox , tout le monde connait.
Et pourtant, même si Annie Lennox est bourrée de talent,
Eurythmics n’aurait sans doute jamais connu le succès qu’il a vécu sans David A. Stewart.
Car le bonhomme est un sacré musicien,
compositeur et producteur.
Mais revenons à nos moutons, l’album «Lily Was Here».
Nous sommes en 1989 et Eurythmics est sur le point de se séparer.
David A. Stewart fonde le groupe «The Spiritual Cowboys»
et Annie Lennox commence une carrière solo.
Le premier projet musical solo de David A. Stewart est la BO d’un film Néerlandais,
«Lily Was Here».
Et, les années 80 marquant le retour en force d‘un instrument,
le saxophone,
Davis A. Stewart fait appel à une praticienne de talent de cet instrument,
Candy Dulfer.
Et du talent, la miss en a à revendre.
Fille de saxophoniste,
elle a débuté sa carrière à l’âge de 12 ans,
joué pour Madonna, Prince, Pink Floyd,
Van Morrison,
participé à plusieurs festivals de jazz, même si, pour le coup,
n‘est pas très appréciée des jazzmen qui la trouve trop «lisse».
On trouve également, sur cet album,
une apparition de la miss Lennox
sur le titre «Here Comes The Rain Again»,
enregistré 6 ans auparavant pour l'album d'Eurythmics "Touch" qui,
avec le titre «Lily Was Here», rencontra un certain succès à l‘époque.
Cet album étant une B.O.,
je conseille fortement une écoute intégrale de celui-ci
pour profiter pleinement de son «histoire».
Bon,
je ne vais pas user mes doigts et mon clavier
pour vous faire la bio du Sieur David Bowie,
je pense que tout le monde la connait.
Mais je ne peux pas faire un blog sur la musique
sans présenter cet album dudit monsieur.
Parce qu’il est particulier cet album.
Particulier parce qu’il marque, à l’époque,
le retour de David Bowie.
Le retour d'un Grand David Bowie.
Particulier, parce que Mister Bowie retrouve son acolyte des débuts,
Brian Eno.
Particulier parce que cet album,
c’est une histoire avec un personnage, Nathan Adler.
Particulier, parce que ce personnage est un détective paumé.
Particulier car ce détective enquête sur une nouvelle forme d’art : l’Art Crime.
Particulier car son enquête porte sur une jeune fille de 14 ans,
dernière victime de cet art ,
Baby Grace Blue.
Particulier car l’ami Bowie nous entraine dans une histoire de dingues,
composée et interprétée d’une manière tout aussi dingue.
Particulier parce qu’à la fois pop et électro,
mais ou l’on peut entendre également des sonorités jazzy, voire carrément indus.
Particulier, parce que je n’ai jamais vu quelqu’un rester tiède face à cette galette :
soit on déteste, soit on adore.
Bref,
vous aurez compris dans quel camp je me situe :
J’adore.
Salut mes amis,
Et oui, vous allez penser que j'abuse,
mais je ferme à nouveau la boutique pour 15 jours.
Je vais encore prendre du retard...
A bientôt et portez vous bien !
MaN
Je sais bien que pour certaines, lorsque leur prince charmant les enserre,
c’est la couleur rose qui prédomine.
Et bien moi, parfois, je vois la vie en jaune.
A chacun son truc.
Etrange mais agréable perception de la vie,
qui m’apparue pour la première fois en 1980 en prenant un peu de "Solid Pleasure",
je le confesse.
Mais c’est la faute à Dieter Meier, Carlos Perón et Boris Blank,
trois dealers suisses de jaune.
Yello, comme nom de code, c‘est pas bête pour fourguer du jaune.
Carlos Perón quitte le trio en 1983,
et puis c’est l’engrenage, la course folle...
Badaboum !
Une quinzaine d’album, des tonnes de single,
sans compter les éditions remasterisées et compilations diverses.
Et encore aujourd'hui, on trouve du jaune partout.
Dans des films, des pubs, des jeux vidéo et même dans les Simpsons.
Si, si.
Et bien, malgré ce trop plein, j’en veux encore et encore.
Je vais être sympa, je vous propose un "Solid Pleasure", là, maintenant.
Mais bon, discret, je compte sur vous !
Vous verrez, le jaune, c'est... c'est...
Vous verrez.
Bon, quitte à être généreux… la version remasterisée de 2005,
proposée avec 5 morceaux supplémentaires,
dont "I.T. Splash" leur premier succès de 1979,
vous préférez ? Oui ? Non ?
Allez, vendu.
Quand des musiciens africains rencontre des musiciens français, en 1987,
ça donne le «Bwana Zoulou Gang».
Un gang de 15 tueurs,
sauf que pour cette petite affaire, leurs armes sont leur(s) talent(s).
Commençons par l’Afrique.
Ray Lema : production, réalisation,
musiques, chant, clavier et percussions…
oui, il est un peu multitâche le bonhomme.
D’autant qu’il joue également de la guitare mais,
pour le coup, a laissé quelques miettes aux autres participants.
Manu Dibango, moins multitâche,
mais avec tout autant de talent, au saxo et aux chants.
Willy N’For, bassiste de son état,
mais qui a préféré pousser la chansonnette sur «Isle Of Rise».
Willy N’For est décédé en 1998.
Pour la France, Jacques Higelin, Alain Bashung,
CharlElie Couture et son frérot Tom Novembre
et Anne Papiri pour les parties chants ainsi que 7 musiciens.
Pas mal, non ?
Cet album, c’est de très belles compositions,
extrêmement bien interprétées et magnifiquement bien réalisées.
Puis-je ajouter du texte à mon texte après avoir écris ça ?
Non,
mais je peux fortement vous conseiller cette galette.
Salut les amis !
C’est que vous commenciez sérieusement à me manquer !
Oui, je sais, j’ai un sacré retard à combler.
C’est pour ça que je ne m’arrêterai pas plus sur l’introduction explicative du pourquoi, comment, où, quand et qui.
Quel été de merde. Le temps, oui, oui…Mais, pas que…
Vous, je ne sais pas, perso, j‘ai perdu une Amy.
Cette fois, pas de back to black.
Mais, là aussi, je ne m‘étendrai pas plus sur ce sujet :
tout à été dit dans la presse.
Tout.
Après avoir démonté brique après brique Mademoiselle Winehouse,
tous l’ont encensée.
Tous.
Le poids des mots, le choc des photos.
Mais quand le mal est fait…
Démonstration par un commentaire.
Un commentaire laissé par un internaute sur un site de presse:
«…il faut dire aussi qu’elle revendiquait son alcoolisme, vu le surnom, Winehouse,
qu’elle s’était donnée…»
Quand le mal est fait…
Un dernier mot au sujet de la grande petite dame :
à ceux qui douteraient encore de son talent,
écoutez son premier album, «Frank».
Vous l’avez sans doute compris, ce n’est pas d’un album de la Miss dont je vais vous parler.
Non, je vais profiter de cet été indien si agréable
pour vous proposer un groupe que j’écoute en boucle en ce moment,
que Mr Jimmy m’a fait découvrir dans une compilation magistrale,
«Let’s Boogaloo!».
Mais si, Jimmy !
«Le Club Des Mangeurs De Disques»,
là, à droite de l’écran, rubrique : «ceux que j’aime».
Bref, je vais vous causer de «The Link Quartet», l’album «4».
Fan inconditionnel de l’orgue Hammond, je peux vous dire que je suis servi.
Faut dire que nous trouvons au sein de ce groupe de sacrés pointures.
Et surtout, Mr Paolo «Apollo» Negri, sans doute le maitre du genre.
Et oui, un italien !, car ils sont italiens les «Link Quartet» !
4, comme leur nom nous le précise :
En plus de «Apollo» à l‘orgue, on trouve Renzo Bassi à la basse,
Marco «Mayo» Murtas à la guitare et Alberto «Pato» Maffi à la batterie.
Le tout additionné d’excellents musiciens
venus prêter main forte sur certains morceaux.
Bref, il y avait fort longtemps qu’un groupe ne m’avait pas
donné envie de bouger à ce point.
Ca brasse grave, comme dirait l’autre.
Bien, et maintenant, à vous de jouer !